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Label de tourisme durable : CQS accompagne les démarches responsables

by Preschey Marilou

Sur le sujet du développement durable, la restauration est plutôt bon élève. Mais pour les établissements hôteliers, la tâche est plus complexe, d’autant plus qu’elle est aujourd’hui règlementée. L’accompagnement d’un expert comme CQS pour développer sa démarche RSE facilite l’obtention d’un label de tourisme durable qui valorisera les engagements de toute une équipe : illustration pratique avec l’Hôtel Cantemerle à Vence.

La cuisine est en avance 

Depuis quelques années, les chefs sont précurseurs sur les questions environnementales. Ils font l’effort de l’approvisionnent local et se soucient du gaspillage alimentaire, tiennent compte des saisons, des périodes de reproduction et des méthodes de pêche et d’élevage. 

Côté hôtellerie, dès 2016, la classification hôtelière délivrée par la préfecture exigeait une sensibilisation du personnel à la gestion des déchets. Aujourd’hui, cette classification a intégré plus de trente critères liés au développement durable.

La labellisation 

Ces préoccupations fortes sont partagées par tous les hôteliers aujourd’hui et chacun à son niveau tente d’améliorer ses actions et de faire sa part. Beaucoup d’entre eux ont choisi de se tourner vers l’accompagnement pour faire le point, développer et valoriser les efforts mais aussi obtenir une reconnaissance qui peut être la labellisation ou la certification. Mais les critères sont nombreux et difficiles à traduire en actions concrètes. Le réseau d’experts CQS aide les professionnels à choisir la bonne démarche et à progresser en les accompagnant jusqu’à la labellisation. 

L’exemple du Cantemerle 

Dans cet hôtel 4 étoiles, la démarche ne date pas d’hier mais la candidature à la labellisation est plus récente : « Nous avons choisi le label Clef Verte (Green Key) car je souhaitais mettre en avant les efforts que nous engageons depuis plusieurs années au sein de notre établissement avec cette reconnaissance à résonance internationale », explique le directeur, Thomas Rovira. Depuis longtemps, un jardin d’herbes aromatiques, un compost et un approvisionnement raisonné et raisonnable avaient déjà été mis en place pour la cuisine. Mais côté hôtelier, la démarche n’était pas encore aboutie. La direction a fait appel à CQS qui a mandaté un expert de son réseau et a fait intervenir Charlotte : « Mon rôle est d’expliquer, de sensibiliser et d’impliquer. » 

Une démarche partagée 

« La clef du succès, c’est surtout d’impliquer ses équipes et ses partenaires locaux à partager nos valeurs et nos engagements. Au départ, il peut arriver que certains membres de l’équipe ne se sentent pas concernés et ne comprennent pas l’importance de leur implication à leur échelle. Les actions modifient les habitudes de travail et peuvent paraître contraignantes », explique Thomas. Il fallait donc globaliser l’implication et créer un sentiment de responsabilité collective : l’impulsion doit être transversale et éveillée. L’experte CQS a commencé par accompagner l’établissement dans sa cohésion d’équipe. C’est au cours d’une journée de sensibilisation qu’elle a pu considérer les inquiétudes et réticences des uns et des autres, mais aussi leurs connaissances, leurs envies et leurs propositions. En fin de compte, c’est toute l’équipe de l’hôtel qui s’est finalement prise au jeu. 

Traduire les critères par le concret 

Ensuite, l’équipe a travaillé sur la valorisation des actions existantes et la fixation des objectifs. « Il fallait prendre conscience des bonnes pratiques que nous avions déjà, sans le savoir : nous n’imaginions pas que ces simples gestes allaient être pris en compte. Chaque service a été concerné pour les inventorier et tous les collaborateurs ont finalement été emportés dans ce projet. » précise Thomas Rovira 

Coté Spa

Au Spa de l’hôtel, les mesures à entreprendre sont rigoureuses, notamment dans la manipulation et le stockage des produits dangereux visant à réguler le PH des piscines et du jacuzzi. La démarche de labellisation a permis de remettre à plat les pratiques et de vérifier la mise en conformité, comme la possession d’équipements de protection individuels pour le personnel. « On a constaté une réelle montée en compétence du responsable technique de l’hôtel qui a été formé à la règlementation. Nous l’avons également accompagné pour monter un projet de transformation de la piscine extérieure en l’alimentant avec de l’eau de mer traitée par bio filtration pour remplacer l’usage de chlore et de stabilisateurs. Ce serait un investissement mais cela permet de se projeter et sur les objectifs à venir », explique Charlotte. 

Investir pour économiser 

D’autres dispositions plus simples ont été trouvées comme remplacer les produits d’accueil cosmétiques unitaires par des pompes communes, recycler les savons à main afin qu’ils soient réhabilités et redistribués à des associations, ne plus mettre des serviettes en libre disposition mais à la demande et installer des éclairages à détecteurs de mouvements dans les espaces communs. Pour moins dépenser, des investissements sont souvent nécessaires. Si certains s’avèrent trop lourds, d’autres sont rapidement rentables. De nombreux soutiens financiers existent et c’est aussi le rôle de l’expert d’informer des dispositifs de financement existants et d’aider à monter les dossiers d’éligibilité pour que les travaux soient partiellement ou intégralement pris en charge. 

L’énergie au premier plan 

Pour Charlotte, il s’agit aujourd’hui de prôner la tempérance, l’économie et le bon sens : « Effectuer ses reporting des consommations énergétiques fait aujourd’hui partie intégrante des exigences des labels et nul doute que demain, ces pratiques seront généralisées. » De nombreuses mesures sont concrètes et profitent de manière immédiate : « Il ne s’agit pas d’idéologie. Moins dépenser d’énergie, c’est moins dépenser tout court », ajoute Thomas Rovira. 

Dans un mouvement collectif, la profession a incontestablement compris les enjeux en prenant à bras le corps son rôle d’exemple, incarnant des engagements toujours plus ambitieux. « La RSE n’est plus une option et sera de plus en plus règlementée. Se faire accompagner, c’est prendre une assurance sur le long terme », conclut conclut l’experte CQS. 

Quelques bonnes pratiques par CQS :

  • Les circuits courts ne sont pas réservés à l’alimentaire ! Faire appel également à des fournisseurs locaux pour la blanchisserie et la réparation, cela permet de réduire l’impact carbone et de marquer l’ancrage territorial. 
  • Sensibiliser les équipes en interne pour qu’ils soient force de proposition : Chacun est acteur et représente même un maillon indispensable de cette chaîne du développement durable porté par l’entreprise. 
  • Communiquer sur ses actions pour valoriser le travail engagé afin d’embarquer les clients dans la démarche. 
  • Être bien accompagné : que l’on vise ou non un label, l’expertise externe permet de bénéficier de l’expérience de l’accompagnateur sur les innovations qui ont été mises en place chez des confrères. C’est un gain de temps et d’argent.

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