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Passage de relais au Château de Rafinel : Marie-Odile Ducrest et Laura Aillaud

by Anne Garabedian
Marie-Odile Ducrest et Laura Aillaud - 1

Passage de relais à Rafinel

Marie-Odile Ducrest et Laura Aillaud se sont trouvées. Deux belles personnes réunies par l’amour de la taille et de la vinification, chacune amenant à l’autre tout ce qu’elle a dans ses tripes et son cœur pour que le Château de Rafinel poursuive sa belle histoire.

 

On vous la fait courte…

L’histoire de Marie-Odile Ducrest est un roman, avec ses drames surmontés par un courage hors du commun. Une sorte d’ « Autant en emporte le vent » qui se situerait au cœur du Luberon avec les vignes comme décor unique.
La jeune hôtesse de l’air est tellement belle qu’elle est choisie par Air France pour présenter les nouveaux uniformes sur les campagnes de 1970. Avec son pilote de mari, la directrice de cabine tombe en amour en 1980 devant les ruines de Rafinel à la Tour d’Aigues. À l’époque, les pantalons gèlent dans la machine à laver et le quotidien est difficile. Comme le château est entouré de vignes, elle se met en tête de s’y consacrer. Pour faire les choses bien, il faut se former au Lycée agricole de Hyères et à Suze la Rousse. Et la voilà qui court entre deux rangées de Carignan pour saupoudrer le souffre au chinois de cuisine. Quand il pleut le lendemain, il faut tout recommencer. Les voisins parient sur son prochain abandon : « elle ne tiendra pas une année, à ce rythme-là.. ». Mais Marie-Odile s’accroche. Replante, taille, vendange, pige, teste et sort des petits bijoux de blancs qui vont séduire nombre de chefs comme Eric Sapet (La Petite Maison de Cucuron) dont elle est proche. Malgré nombre d’obstacles qui n’ont jamais pu la freiner, la vigneronne conduit son tracteur et son domaine avec une recherche de qualité qui se poursuit aujourd’hui.
Ces dernières années, Marie-Odile s’est fait aider tout en souffrant de voir ses vignes un peu délaissées. Il y a quelques mois, sa rencontre avec Laura Aillaud lui a permis d’imaginer passer la main en toute confiance. Si les vignes sont bien entretenues, Marie-Odile et son époux Francis seront apaisés.

 

Elles se sont trouvées

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C’est Peter Fisher (Château Revelette) qui recommande Laura, l’ayant déjà vue travailler « c’est une bosseuse passionnée ! », dit-il. Marie-Odile et Francis accueillent alors le jeune couple à Rafinel, car Laura est l’épouse de Ludovic Aillaud (Chef de l’Epicurien à Aix en Provence, heureux de voir sa femme tracer son chemin dans les vignes) : « Nous avons été conquis. J’ai retrouvé chez Laura un double de Marie-Odile » raconte Francis. « Au-delà de la passion pour un produit de qualité, il y a une similitude de caractère, de ténacité et de détermination que l’on pourrait familièrement résumer par « celui qui me barre le chemin, il va m’entendre ». Et nous aimons ça ! »
De son côté, après ses études de sommellerie puis son BTS de Viticulture et Œnologie à Marseille, Laura arrive avec son rêve « d’être vigneronne un jour » : « Même si j’ai déjà fait quelques vinifications, ma vraie naissance sera ici. A Rafinel nous sommes et nous restons chez Marie-Odile et Francis. J’ai beaucoup de chance parce qu’il y a une belle relation à vivre avec eux et la vigne est un support à cette histoire. »

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Plan d’action

« Nous devons nous concentrer sur la vigne et la replanter progressivement. Sur les 3 ha, il y a des vignes qu’il faudra arracher et cela prendra des années. Pour moi, nous sommes sur un terroir à blancs, avec un côté floral et mielé à mettre en valeur. » Laura

 

Que replanter à la Tour d’Aigues ?

« Je lui laisse la liberté de choisir, c’est elle qui fera le vin. J’aurais pensé à du Vermentino blanc et de la Syrah, mais ça se discute. », propose Marie-Odile. De son côté, Laura attend les études de sols mais pencherait pour l’instant sur des cépages autochtones comme du Carignan car les vieilles parcelles datent de 1947.

 

L’état d’esprit

Laura souhaite pulvériser à dos et mécaniser le sol le moins possible : au mois de mars le berger amène ses moutons pour désherber entre les rangées. Cette année d’observation permettra des micro-vinifications pour tester différentes techniques comme l’œuf en béton et les barriques, peut-être même les amphores.

 

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