Notre offre de Noël 2025, c’est de vous offrir un collector pour tout abonnement souscrit avant le 17 décembre 2025. Mais pour vous aider à choisir parmi les cinq revues sélectionnées, on vous fait la visite guidée de chaque couv ! On vous explique pourquoi lui, elle ou eux, et la petite histoire de la prise de vue.
Alors, lequel prenez-vous ? Le 6, le 7, le 9, le 11 ou le 17 ?
Commandez avant le 17 décembre pour que nous fassions partir les revues dans la foulée : on aimerait bien qu’elles arrivent chez vous avant Noël !
Revue Numéro 6 (Automne/Hiver 2019) : Alexandre Mazzia et Ludovic Turac en couverture.


Deux ans d’existence à peine : la revue ne faisait alors que 84 pages… On mettait les deux jeunes chefs qui faisaient exploser la scène gastronomique marseillaise : Alexandre Mazzia et Ludovic Turac. Le même âge et des styles très différents, aussi proches de nous l’un que l’autre, nous les avons mis ensemble sur les rochers des Goudes, un matin du 14 juillet, à la fraîche, pour une interview croisée.
Comme on allait rester un moment, j’avais apporté des coussins et du riz au lait. Ils étaient bien installés, on était peinard. Manque de bol, au moment où on a commencé l’interview, y’a un marseillais qui s’est pointé avec sa voiture en version tuning, portières ouvertes et la musique à fond. On s’en souvient encore !
À lire également dans le Numéro 6 : un dossier « cuisine de montagne » avec une immersion chez Emmanuel Renaut et dans la fromagerie du Val d’Arly, une interview de Pierre Hermé sur la pâtisserie de demain et un stage trois MOF à l’École Valrhona.
Revue Numéro 7 (Printemps/Eté 2020) : Glenn Viel en couverture


On est avec Glenn sur la terrasse de Baumanière, et on discute. De son coup de cœur pour le lieu et du moment où il sent, en 2015, qu’il va dire oui à la proposition de Jean-André Charial. Mais ça part en vrille : il entend le déclencheur de l’appareil de Jean-Philippe qui le mitraille, ça le fait rire et il se cache derrière les romarins. En termes de bêtisier, il y a donc pour cette couverture une série assez longue…
En fin de compte, ce dossier « Baumanière » est un prologue, annonciateur du livre « Dans la tête de Glenn Viel » qui paraîtra fin 2022. Dès la parution de ce numéro 7, frustrés de tout ce que nous avions envie de raconter, nous nous sommes rendus compte qu’il fallait lui donner une suite et c’est ce que nous avons décidé avec Glenn. Deux ans plus tard, notre Ovni était là, en vente à la boutique de Baumanière, et il y est toujours, avec une étiquette rouge ajoutée l’an dernier : celle du « Best Cookbook Award of the world », saluant un ouvrage atypique et sans recette, qui raconte l’évolution de l’identité culinaire d’un gars qu’on aime fort.
À lire également dans le Numéro 7 : Le carnet de voyage de Davy Tissot avant le Bocuse d’Or, les travaux de la nouvelle Astrance au Jamin, une Interview de Jacques Maximin sur le temps de l’apprentissage, le lardo di Colonnata avec Anna Bini à Carrare, Matthieu Otto à Sarreguemines et Christophe Hay avec son pêcheur de Loire.
Revue Numéro 9 (Printemps/Eté 2021) : Jessica Prealpato en couverture.


C’est la dernière interview de Jessica Prealpato et Romain Meder ensemble, juste avant la fin de la période « Alain Ducasse au Plaza Athénée ». Ils ne le savent pas encore au moment où on réalise ce dossier, mais ils n’y retourneront plus au Plaza. Nous sommes en immersion dans une formation de Jessica Prealpato à l’École Ducasse et avec son « citron/algues » ou son « bière/houblon », on mesure le pas de géant qu’elle nous fait faire avec la « desseralité. En plein Covid, nous avons tenu bon. Après avoir rendu hommage à ceux qui nourrissaient la France, nous avons poursuivi les reportages avec le masque, mais une passion intacte.
À lire également dans le Numéro 9 : L’Alsace de Jérôme Jaegle à l’Alchémille, Anthony Bisquerra à l’Alpaga, Guillaume Godin chez Guy Savoy, Adeline Grattard à Yam’Tcha, et un dossier « spécial bistrots parisiens » avec Stéphane Jego, David Rathgeber et Bruno Doucet.
Revue Numéro 11 (Printemps/Été 2022) avec Jérôme Banctel en couverture


C’est sur ce type de dossiers que l’on se dit qu’on sert à quelque-chose : l’identité culinaire et le caractère « breton ++ » du Chef de la Réserve-Paris valait le coup d’être décryptés, approfondis, traduits et mis en lumière. Fin 2021, Jérôme est déjà un très grand, mais il est assez discret. Nous, on a juste ajouté une petite étincelle pour que sa cuisine brille encore plus fort. C’est Jérôme qui nous a proposé, « en conscience », de venir gratter sa carapace pour démontrer qu’une cuisine hyper technique pouvait être pétrie d’émotion. « En conscience », parce qu’il nous connaissait : il savait qu’on allait rester dans ses pattes avec Linh et lui pendant un long moment, en se faisant oublier dans un coin de cuisine pendant les essais.
Lui savait, oui. Mais le service com de La Réserve, non… Lorsqu’on nous a expliqué qu’il serait difficile de mettre à notre disposition une personne pour nous suivre 24h/24 pendant trois jours, Jérôme a fait un léger geste de la main pour l’interrompre avec douceur : « Ça ne sera pas nécessaire. » Fin de la discussion.
Conclusion ? Une immersion de 28 pages dans une confiance totale. À la lecture de son portrait, il nous a fait un clin d’œil : « Tu m’as quand même qualifié de menhir breton ! » Oui, c’est vrai, et ton amitié nous est d’autant plus chère que tu ne donnes pas ta confiance à tout le monde. Et puis, tu as vu ? J’ai tout de suite ajouté que c’est avec un bonheur immense qu’on avait sauté à pieds joints dans ta cuisine. Nous aussi on t’aime !
À lire également dans le Numéro 11 : Guillaume Gomez ambassadeur de la gastronomie, Massimo Bottura et les étapes de la créativité, Jacques et Laurent Pourcel à Montpellier, Marie-Victorine Manoa et sa cuisine d’inspiration Alain Chapel, Thomas Prod’homme à Courchevel, Denny Imbroisy et sa team.
Revue Numéro 17 (Printemps/Été 2025) avec Philippe Girardon et Patrick Henriroux en couverture.


Octobre 2024 : on rentre de Megève et le téléphone sonne dans la voiture. Patrick Henriroux et Philippe Girardon ont « un truc à nous proposer » : « On aimerait bien accueillir l’événement du Cœur des Chefs, mais tous les deux, ensemble, sur notre territoire ! On est des amis de trente ans, on défend l’Isère ensemble, on veut accueillir la profession ensemble ! » Qu’est-ce-que tu veux répondre à une proposition pareille ? Quand les chefs “la jouent collectif“, quand la fraternité et la complicité entre chefs dépasse tout le reste, même si cela ne va pas être facile d’organiser ça dans les deux maisons, évidemment tu dis oui !
Cette photo, c’est la vraie vie : Depuis trente ans, Philippe et Patrick font le marché de Vienne tous les samedis matin puis se retrouvent au Bar du Temple pour manger un bout ensemble, avec les piliers. Nous nous sommes levés à 4 heures du matin, on est parti dans le camion, on les a suivis dans la nuit avec leurs cagettes et ensuite au café… Et là, vers 7 ou 8 heures, on a partagé un Baeckeoffe et une terrine de langue avec les habitués du casse-croûte. Cette image, c’est l’amitié en Isère !
À lire également dans le Numéro 17 : Le dossier Fabien Férré au Castellet, (avec ses producteurs, les Huîtres Giol et le Moulin du Partégal), La Ferme de Frédéric Anton, Le Castellaras à Faïence, Le succès Lenôtre par Guy Krenzer, Philippe Mille à Arbane, Racine par Kazuyuki Tanaka, et le Bocuse d’Or 2025 (Paul Marcon)