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Trophée Jean Rougié 2023 à Sarlat

by Anne Garabedian

La 13ème édition du Trophée Rougié à Sarlat a été remportée par Yassine Tahri, élève de Bachelor Art Culinaire à Ferrandi Campus de Bordeaux, accompagné de son professeur Damien Thurin. Le jury, présidé par Christophe Bacquié, a été assez bluffé par le travail de montage des réalisations froides. À une semaine du Bocuse d’Or, ça fait plaisir de voir la relève qui recommence à maîtriser l’art du plateau, un peu délaissé ces dernières années.

Le palmarès :

Le duo Yassine Tahri / Damien Thurin, Ferrandi Campus de Bordeaux, est lauréat de la 13ème édition du Trophée Jean Rougié à Sarlat.

2ème : Louis ABBA accompagné de Juliette Marchand, Lycée Hôtelier de La Rochelle.

3ème : Matéo Lucquet accompagné de Rémi Bauchet, Lycée Hôtelier du Touquet.

Prix spécial plat chaud : Ethan Fragnaud accompagné de Matthieu Bardy (CCI Charente formation à Ecully)

Prix spécial plat froid : Titouan Dorval accompagné de Jean-Benoit Pelletier (Lycée Hôtelier de l’orléanais).

Prix spécial du jury : Nicolas Kuppers Johansson /Julien Urtasun Marinelarena (Escuela Hofmann de Barcelone.

Pour revivre l’événement 

Connectez-vous au compte Instagram de @lecoeurdeschefs : Au cœur du Trophée Jean Rougié, vous y verrez les duos en totale synergie, l’élève et son professeur. Le coaching se fait à la voix, l’enseignant reste évidemment à l’extérieur du box. Et au moment des résultats, c’est le professeur qui saute le plus haut… Par la suite, ces binômes sont indestructibles : Félix Lagrot, lauréat 2022, confie : « Avec mon professeur Florian Pansin, (Restaurant Saisons à @institutpaulbocuse ), nous sommes liés à vie. »

Comment soutenir la filière foie gras ?

Venir à Sarlat, c’est pour nous un symbole de notre engagement pour soutenir la filière foie gras, durement impactée par la crise de la grippe aviaire. On s’est posé longuement avec Sébastien Doat, éleveur à Nogaro dans le Gers, très actif dans la coopérative des quatre cent cinquante éleveurs qui fournissent la Maison Rougié. Nous voulions prendre des nouvelles des producteurs et leur demander comment les aider.

Je m’attends alors à ce que l’éleveur me dise : « Mangez du foie gras ! ». Mais c’est inutile : Audrey Estival (Maison Rougié depuis huit ans), me confie que 93 % des français sont toujours très attachés au foie gras et n’ont pas envie de s’en passer. Par contre, Sébastien explique que la filière est peinée par les attaques médiatiques qui mettent toute la profession dans le même panier :

« Expliquez notre métier. Racontez la vraie vie d’un éleveur investi au sein de notre coopérative : Il est présent au quotidien, il prend soin de ses animaux, de leur confort et de leur alimentation. »

Sébastien Doat, éleveur à Nogaro dans le Gers

À suivre prochainement : « Se relever après la crise » : les détails du plan de bataille décidé collégialement par les professionnels face à la grippe aviaire.

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