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Le Petit Couillon : l’alimentation locale d’Alexandre Couillon à Noirmoutier

by Anne Garabedian

Dans la famille Couillon, nous avions Céline, Alexandre et leurs enfants, La Marine, la Table d’Elise et les chambres. Bref, toute une vie construite à l’Herbaudière, tout au bout de l’Île de Noirmoutier. L’alimentation locale « Le petit Couillon » vient de compléter le tableau avec évidence. Ce nouveau projet s’inscrit avec naturel dans l’écosystème Couillon.

Carnet de naissance 

Le couple vient d’ouvrir « Le Petit Couillon » à côté de La Marine, toujours face au port dans la continuité de leur établissement. Une alimentation locale, avec une belle sélection d’artisans et de producteurs de leur région. La vieille porte entrevue en avril cachait ce projet qui leur tenait à cœur.

Leur premier jour d’épiciers

Hier vendredi 4 juin, c’était l’ouverture au public du Petit Couillon. La boutique était prête et les clients étaient là : « C’est une toute nouvelle organisation pour nous mais c’était bien pour une première ! », nous confie Alexandre. Pour nous, qui suivons La Marine avec attention, ce projet coule de source.

Juste une évidence

Une alimentation locale, c’est juste une évidence pour Céline et Alexandre Couillon. Pas de stratégie mais leur adaptation naturelle à la vie, avec le recul de ceux qui mènent leur existence avec les écoutilles ouvertes sur le monde, mais tout en restant extrêmement concentrés sur leur maison et leur écosystème.

Nourrir les noirmoutrains pendant la pandémie

Pendant les confinements successifs, la famille a continué à cuisiner à emporter pour les gens de l’île avec les produits d’ici et des prix très étudiés. Il fallait simplement nourrir les gens de Noirmoutier et de la plus belle manière qui soit : avec simplicité, avec cœur, avec les produits qu’Alexandre travaille au quotidien. Les légumes de son potager cultivés par Estelle et les poissons de la Criée de l’Herbaudière : « Avec notre potager, on a pu nourrir entre 50 et 100 personnes par jour. C’est un challenge de dresser dans une box et de faire le prix le plus réduit possible. Mais avait-on le choix ? Nous avions des légumes sur place et des gens à restaurer, parmi lesquels des familles de quatre qui venaient plusieurs fois par semaine. En cuisinant ce qu’on a, on y arrive. C’est notre job : faire à manger et apprendre ça aux jeunes.»

Sentir le pouls de La Marine

Céline et Alexandre ne jouent aucun rôle. Ils vivent leur vie. Ils sont naturellement habités par leur maison : Céline par l’accueil de ses hôtes, Alexandre par sa cuisine. Nous nous sommes glissés dans leur quotidien pour sentir le pouls de La Marine et saisir le sens de leur travail qui guide leur existence. Nous avions passé quelques jours sur l’île pour suivre leur rythme, leur vie entre port et jardin, entre leurs clients et leurs enfants, sans rien changer à leurs horaires ni à leurs contraintes. Il fallait commencer par la criée, puis voir Estelle au jardin, vivre un service de l’intérieur, prendre des cafés au petit matin, aller aux huîtres chez Raymond Kadem, aller au sel chez Philippe Petitgas et rentrer les embrasser en leur racontant notre journée.

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« Le Petit Couillon », Alimentation locale, Port de l’Herbaudière, Noirmoutier.

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